Publiée le par Loïc TURBIAU
Le résumé d'Emilio -
A 09h00 tous les participants étaient au RDV avec l’espoir d’avoir une journée ensoleillée et si le soleil n’est pas encore de la partie ce n’est pas de sa faute mais de celle des nuages qui s’interposent entre lui et nous.
On est seize, comme Louis, et on a quatre voitures à notre disposition. Pour une génération qui a appris les tables de la division à l’école la répartition dans les voitures n’a pas été d’une difficulté insurmontable.
Le trajet fut calme, peu de circulation ce dimanche matin et arrivés rue des Matelots nous avons tiré le bon lot, des places de stationnement pour les quatre voitures non loin de l’entrée du parc.
Une fois les dos étirés, les bonnes chaussures aux pieds, les sacs à dos bien calés, les jambes prêtes à s’élancer nous voilà partis à l’assaut du parc du château.
D’une foulée digne d’un marathonien, presque, en moins de deux nous avions atteint le grand canal, avons contourné la demi-lune qu’il forme à cette extrémité et nous voilà marchant d’un pas guilleret sur l’allée de la reine jusqu’au palais du grand Trianon.
Palais de marbre rose et de porphyre avec des jardins magnifiques il a été élevé par Jules Hardouin-Mansart sur l’emplacement du Trianon de Porcelaine, que Louis XIV avait fait construire en 1670 pour y fuir les fastes de la Cour et y abriter ses amours avec Madame de Montespan. Nous avions prévu de déambuler sur les jardins du grand Trianon et le hameau de la reine mais le guide ne s’était pas suffisamment renseigné et les jardins du grand Trianon comme ceux du hameau de la reine n’ouvraient au public avant midi. Qu’à cela ne tienne nous avons fait, à la place, le tour du grand canal. Nous voilà prêts à monter en direction du château, non sans faire une photo de groupe devant le bassin de Neptune avec en arrière-plan le grand canal.
Le Soleil fit son apparition et au fur et à mesure que nous montions en direction du château il s’affirmait ne voulant pas se laisser éclipser par celui qui l’avait pris comme emblème.
Une fois sur l’esplanade nous avons profité d’une vue panoramique à 360 degrés avec mention spéciale pour celle de la façade du château et la plus dégagé vers le grand canal, se prolongeant sur la plaine bien au-delà. Un petit regard du coté de l’orangerie et de la pièce d’eau des Suisses et nous nous dirigeons vers le restaurant.
Une fois restaurés nous rejoignîmes la salle du jeu de paume juste à côté.
La salle exceptionnelle par la valeur symbolique qu’elle incarne nous donne à voir la grandiose peinture de 12/7 mètres retraçant l’événement du serment prêté par les députés au nombre de 578.
Leurs noms et la région dont ils étaient les représentants figurent sur une frise tout autour de la salle.
Nous nous apprêtions à partir quand une personne du groupe s’est mise à parler avec l’un des deux gardiens présents. Sans savoir comment nous nous sommes tous regroupés pour écouter ce monsieur retracer avec verbe et humour son enfance à la Réunion et les épisodes qui s’ensuivirent et qui le menèrent jusqu’à Versailles. Nous le remerciâmes et nous nous apprêtions à partir quand, ce monsieur, passionné par l’histoire de France, s’improvisa guide de notre groupe. Nous apprîmes des faits qui se sont déroules dans ce lieu historique. Nous nous apprêtions de nouveau à partir quand il nous proposa de faire des photos en prenant la pose des députés du tableau.
Il apporta une chaise et m’invita à monter dessus et me voilà prenant la pose de Bailly tandis que d’autres prenaient les poses des députés le plus en évidence sur le tableau.
Ce furent des moments agréables, presque euphoriques, en tout cas très insolites et dont je n’oublierais pas de sitôt, comme je n’oublierai ce serviteur de l’état, aimable, consciencieux, érudit et intègre.
Il était temps de regagner les voitures et de rentrer aux Essarts.
Merci à tous les participants.
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