Publiée le par Loïc TURBIAU
Quelque part entre Saint‑Chéron et Souzy‑la‑Briche, 14 randonneurs intrépides se sont aventuré dans les anciennes carrières de Madagascar, ces grandes dalles de grès ouvertes en 1875 et abandonnées en 1942.
Un soleil timide filtrait entre les pins et l’air vibrait d’un parfum de mousse et de mystère. C’est là que nous sommes tombés sur des peintures rupestres vieilles de... ouh là là...au moins quelques années. Visages de randonneurs stylisés, un serpent qui, tel un cerbère, possédait 3 têtes, et des inscriptions sybillines dont la signification nous est totalement inconnue.
Plus loin, au détour d’un sentier, surgit l’objet le plus sacré du site : un abri‑bus du néolithique. Les archéologues amateurs affirment que les hommes préhistoriques y attendaient le bus 117 tracté par des aurochs, direction La Mare aux Garçons, mais que le service avait déjà du retard à l’époque. Une structure monumentale, taillée dans le grès, avec un banc en pierre parfaitement orienté pour attendre un bus qui ne viendrait jamais.
Nous avons effectué notre pause en méditant sur la continuité millénaire de l’attente inutile. Puis nous avons repris notre marche, traversant les bois, les sentes du village et les grandes dalles de grès qui font la réputation de cette région pour retrouver quelques amis et partager un excellent couscous au restaurant Le Palais Oriental face à la gare de Saint Chéron.
L'après-midi nous avons effectué une boucle "digestive" dans la campagne dont la végétation renaissante embaumait.
Un bon moment de convivialité, une très belle rando en ce printemps précoce.
Un grand merci à nos reconnaisseuses (eurs).
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